WOMAN UP

Premier court métrage: témoignage.

Ça va faire un mois que le tout petit-mini-winnie-court métrage a été tourné. Il est tant de partager mes impressions sur cette première expérience. Réaliser un premier court métrage auto-produit et bénévole c’est quoi ?

C’est déjà avoir une équipe de techniciens qui sont avant tout des amis passionnés et qui se donnent alors plus facilement à fond pour votre projet. Ils en font le leur, le votre, celui de l’équipe. C’est un bébé qu’on a fait ensemble avant, pendant, et après le tournage. Le résultat d’un film, très court ou très longs, c’est comme le résultat d’une énorme orgie. C’est de la pure baise, puisque c’est jouissif. Comme le dit la dernière artiste en date que j’admire, Liann Kaye ” you only are as good as your actors and your crew!  Work with people you like, loose the people who aren’t pulling their weight, and remember that directing is more about cultivating and nurturing the talents of others.  You want to bring out the best in your actors/camera department/dancers/producers/artists because they are the people who make you look good!” Thanks Liann !

Dans mon cas aussi, mettre en scène un premier essai de réalisation c’est ne presque pas dormir de la nuit avant et pendant le tournage. Vous savez, quand on prépare un premier court métrage qui est très très court et pas trop ambitieux mais faisable pour des gens à petit budget comme nous (c’est à dire 0 euros !), qu’on rêve d’avoir le talent de nos modèles (alors qu’on sait pertinemment qu’ils sont inégalables) on se dit que si on n’arrive pas au bout d’un projet aussi facile que celui-ci, les éventuels prochains seront la guerre du Vietnam. On se remet en question, on se demande si on en est capable, on imagine le pire si on s’en sort pas pour un film de seulement 3 minutes, on cherche un plan B professionnel, on n’en trouve pas. On constate que, oui, le cinéma est tout ce que nous avons.

Est-ce que tout le monde arrivera à l’heure ? Est-ce qu’on a rien oublier ? Est-ce qu’il fera beau ? L’image sera-t-elle dégueu à tel endroit du décor ? Est-ce que tout le monde est investi ? Vont-ils supporter mes exigences ? Est-ce que les acteurs vont assurer ?

Et finalement malgré les emmerdes on se rend compte que tout le monde est frais, au taquet et dévoués. On est débordés, fatigués mais on aime ça. On fait les choses à notre sauce. On est heureux!

Photograph by Katia: http://whirlwind-photography.blogspot.com/

La Valse des Dépendances by Méla : Soon… Quelque part !



  1. kiwiheads-production a reblogué ce billet depuis share-art et a ajouté :
    Le tournage d’un premier court métrage selon Mélanie (La Valse des Dépendances):
  2. share-art a publié ce billet