WOMAN UP

“Gray” c’est quoi ?

kiwiheads-production:

Sur une idée originale, un scénario et un projet de réalisation de long métrage de Marlène Torest, Gray  c’est l’histoire d’un groupe d’amis, les meilleurs amis du monde, tous différents et pourtant si proches. Lorsque l’un d’eux décède brutalement, tous vont commencer à se remettre en question, à remettre en question leurs actes, leurs regrets, leurs comportements et leur relations les uns les autres.




KiwiHeads Production: le collectif de la mort qui tue.

Je suis fière de vous annoncer la création d’un collectif tout beau, tout frais que nous venons de mettre en route avec les copains: KiwiHeads Production.

KiwiHeads Production c’est quoi ? 

C’est un collectif d’étudiants produisant et créant toute œuvre sur support vidéo. Long métrage, court métrage, clip, session musicale… Mais Kiwi Heads Production c’est aussi: Mettre en image votre projet ou votre travail. (musique ou autre) Vous êtes intéressé(e)? KiwiHeads Prod est toute ouïe. Contact : kiwiheads.production@gmail.com 

Abonnez vous à notre blog http://kiwiheads-production.tumblr.com/ ou suivez nous sur twitter: https://twitter.com/#!/KiwiHeads_Prod

Vous ne le regretterez pas ! 


LE COMEBACK DE DEPP.

Oui, chers adeptes de Depp. Oui, chers admirateurs, j’en appelle non pas aux groupies écervelées mais aux indéniables disciples du talent de Johnny Christopher Depp.

Tu aimes les rôles atypiques de Depp à une certaine époque de sa carrière ? Tu as aimé Las Vegas Parano ? Tu aimes Hunter S. Thompson ? Tu aimes les œuvres satiriques qui ne parlent pas pour rien dire ? Qui pique tellement elle déborde de vérité ? Tu adoreras Rum Diary (Rhum Express en français, mais franchement ça sonne trop mal).


Le temps des retrouvailles.


D’abord, parlons-en, entre nous, de vous à moi, de fan à fan : Johnny Depp est bien de retour. Il semble loin le temps des navets… Euh… de The Tourist. Le temps des blockbusters sympathiques mais tout de même lassant à force (Pirates des Caraïbes 1 c’est génial, le 2 on rigole encore, le 3 passe avec indulgence. Le 4 est une boutade de mauvais gout…) Depp nous offre son talent sur un plateau d’argent. Les années sans avoir vu son talent exploité ainsi par un réalisateur se faisaient trop nombreuses (oui, bon, je ne compte pas Burton dans le lot. Cas à part.) On retrouve un personnage atypique, aux réactions, à la psychologie et au quotidien hors normes qui font rire autant qu’ils surprennent. On retrouve les mimiques d’un Depp déconcertant. On retrouve Johnny Depp.


Rum Diary, c’est aussi les retrouvailles d’un public avec un auteur, les retrouvailles d’un acteur avec un auteur, les retrouvailles d’un cinéma avec un auteur : Hunter S. Thompson. Se détachant tout de même du fil conducteur de Las Vegas Parano, Rum Diary semble plus construit. Ne laissant pas le souvenir d’un simple film hallucinogène sur les frasques d’un alcoolique, le personnage principal cette fois ci est plus profond, moins superficiel et plus attachant. On a alors l’image d’un homme ouvrant les yeux aux spectateurs sur les coulisses de l’ « American Dream » ; tissus de mensonges construit de toute pièce et cachant la misère d’une population avec l’aide d’un bon compte en banque. Montrant une Amérique imparfaite et hiérarchique, reniant la solidarité entre les hommes, cachant une misère qui est pourtant la sienne.


Rum Diary, c’est une effroyable vérité mêlant message engagé et hommage à l’auteur qui n’eut pas la langue dans sa poche, ne voulant pas publier ce qu’on veut faire croire aux gens mais ce qu’ils doivent savoir. Avec Rum Diary, on rit puis on s’indigne et puis on rit, et puis on s’indigne.

A voir, absolument.


TOP 10 des films de 2011.

Mon bilan de l’année de 2011 au cinéma ça donne ça:

1/ Donoma, Djinn Carrenard.

2/ TomBoy, Céline Sciamma.

3/ La Piel que Habito, Pedro Almodovar.

4/ Les Bien aimés, Christophe Honoré.

5/ Blue Valentine, Derek Cianfrance.

6/  Polisse, Maïwenn.

7/ The Artist, Michel Hazanavicius.

8/ Habemus Papam, Nanni Moretti.

9/ Black Swan, Darren Aronofsky.

10/ Rum Diary, Bruce Robinson.


DONOMA: QUAND LE CINEMA INDEPENDANT REPREND VIE

Oui, j’ai été à l’avant première du Grand Rex, oui j’ai masse de retard pour donner mon compte rendu de la projection. (faut pas croire, mais je suis quelqu’un d’occupée, si si) Mieux vaut tard que jamais:

Donoma, c’est avant tout l’histoire d’un jeune homme originaire de Port au Prince ne se promettant qu’une chose : «faire  [son] premier film avant ses 30 piges ». L’aventure commence alors là. Djinn Carrénard prépare un film qu’il nommera Donoma avec des comédiens qui ont nourris sont parcours cinématographique avant ça. Inconnue aux yeux de la profession, la minuscule équipe se charge de faire un buzz sur internet en promouvant un film fait avec… 150 euros. Après deux ans à tenter de se faire connaitre, à arpenter les festivals d’ici et d’ailleurs et à trouver un distributeur c’est le samedi 5 novembre 2011 au Grand Rex que Carrénard présente son film en avant première comme sur un plateau d’argent.Verdict de la soirée ?


A présent dans les salles, Donoma c’est avant tout l’histoire de nombreux cœurs brisés qui se croisent et s’entrecroisent pour finalement se connaitre sans se côtoyer pour autant. De la séduisante professeur qui entretient une histoire passionnel et atypique avec le cancre de sa classe, pour y découvrir une jeune fille inexpérimentée cherchant à vivre un émoi amoureux et silencieux avec le premier inconnu du métro, en passant par une adolescente prise de folie pour Dieu, sans oublier un couple qui au contraire se déchire, Donoma est un concentré de sentiments multiples mais qui se rejoignent pour n’y laisser qu’une seule définition de l’amour : la passion. Bourrés de vivacités, parfois tristes et parfois drôles, Carrénard dépeint des portraits ordinaires. A tel point qu’on jouit de la banalité de ces personnages et de la façon dont, malgré nous, on s’identifie invraisemblablement dans chaque parole, chaque pensée, chaque souffrance évoqués dans le film. L’insolence des personnages nous parlent. On aimerait être eux. Puis on se rend compte que, sacrebleu, on est eux. Les acteurs, en totale improvisation, sont d’une spontanéité et d’un charisme indéniable. La caméra, passive et active à la fois, semble ne jamais s’arrêter de filmer ; sublimant chaque geste, chaque mot, chaque démarche de façon à n’ébranler ni l’acteur, ni le personnage que celui-ci interprète, ni le spectateur. Donoma, c’est l’histoire de personnes qui s’aiment et se déchirent mais, allez savoir pourquoi, c’est heureux et jouissant d’une insolence enfouie jusqu’ici qu’on en ressort. A croire que la souffrance nourrit nos vies.


Djinn Carrenard a rempli le Grand Rex avec une promotion fait à partir de rien, laissant le souvenir d’un jeune cinéaste sautant de joie sur la scène de cette salle incontournable, donnant espoir au cinéma indépendant et lui redorant ses lettres de noblesse. Donoma –«le jour est là » en langue sioux- c’est une insolente liberté de poésie, d’expression, de production, de promotion, de marketing et de distribution. Oui, Donoma est une véritable liberté de cinéma.

Méla.